
Faites que la nostalgie de nos dessins animés reste à jamais gravée dans nos mémoires.. |
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Kagome
 ~ Enchanteresse ~

Inscrit le: 23/03/2009 Messages postés: 10376 Age: 24   Bonnes réponses aux jeux: 1399
 | Sujet: Oseam Dim 28 Fév 2010 - 22:50 | |
|  Oseam, tout comme Mari Iyagi, fait partie de cette nouvelle génération d'animés coréens à tendance zen. Ici point de violence physique ; de la chute des feuilles automnales à la tombée de la neige hivernale, il ne ressort de ce conte que pureté et simplicité.
Synopsis: Deux orphelins, Gil-Son et Gam-I parcourent les terres coréennes depuis qu'un incendie les a chassés de chez eux. Livrés à eux même et animés par une quête désespérée, celle de retrouver leur mère morte, ils vont faire la rencontre de deux jeunes moines bouddhistes qui vont les recueillir au sein de leur monastère. Facétieux et joueur, le petit Gil-Son va d'abord semer la terreur au sein des pratiquants pour enfin s'initier à son tour, et atteindre des sommets nirvanesques.
Infos supplémentaires: Bercé par des images et des plans de toute beauté, Oseam nous narre l'histoire de deux orphelins, Gil-Son et Gam-I, frères et soeurs, abandonnés à leur destin, dont la rencontre avec deux moines boudhistes va être déterminante puisqu'ils vont les recueillir au sein de leur temple et les initier à l'élévation spirituelle. De cette rencontre va naître une amitié entre Gil-Son et le jeune moine, sur fond de religion bouddhiste, qui va tendre vers l'accomplissement d'un rêve : celui de rencontrer sa mère. Selon la légende réelle, Oseam était appellé autrefois Gwanumlan, un des ermitages de Baekdamsa et pour avoir aidé l'âme d'un enfant agé de 5 ans à entrer au Nirvana, l'ermitage a été reconstruit et se nomme désormais Oseam. L'histoire qui nous ait contée est donc certes teintée d'onirisme voire de mysticisme pour tout refractaire à la religion de Bouddha, mais sous ses allures de légende se cache avant tout l'histoire d'un petit garcon à la bonté infinie et au coeur triste. Dans le climat de fanatisme religieux actuel, et face à des sorties cinématographiques à l'interêt douteux (La passion du Christ), Oseam est une bien belle surprise dont on aurait fort tort de se priver.
D'un point de vue scénaristique, la trame est assez peu présente puisqu'elle se résume à la recherche de la mère des deux orphelins. Une quête vaine puisque celle ci est décédée quelques années auparavant, un secret dont seule Gam-I connait l'existence. Gil-Son ignore la triste vérité et ne garde le sourire que dans l'espoir d'une retrouvaille avec cette mère tant souhaitée. Gam-I, la soeur ainée, aveugle, n'a quant à elle que le souvenir de sa mère et l'obscurité permanente qu'elle doit affronter lui permet de se rattacher à ces bribes d'images passées mais ce qu'elle désire par dessus tout c'est pouvoir regarder son petit frère à la fois si proche et si loin d'elle. Les deux personnages sont extrèmement touchants par leur dépendance : tous deux aveugles à leur manière, ils se protègent mutuellement de la dure réalité de la vie. Car si Gam-I est effectivement aveugle au sens strict du terme, Gil-Son l'est aussi dans la mesure où il est incapable de voir sa mère à travers ses rêves. Pour pallier ce manque il partira étudier le boudhisme dans un monastère haut perché, où, inconsciemment, il pratiquera l'ascèse et atteindra le Nirvana. Cette complémentarité entre les deux orphelins se retrouve également dans leur caractère : Gam-I, timide et reservée, protège Gil-Son de la dure réalité de la vie en lui raccontant des anecdotes de leur passé commun. Le jeune garçon, quant à lui, est le guide de sa soeur, aveugle et donc assistée, et la protège des plaisantins qui la prenne pour centre de moquerie. Bref la relation entretenue par ce drôle de couple est des plus touchantes et sera surement à même de vous émouvoir sincèrement.
La réalisation artistique est surprenante, à tel point que la Corée du Sud semble en passe de devenir le futur carrefour de l'animation mondiale (Wonderful Days, Mari Iyagi..). Dès les premières images, on est ébloui par ce festival de couleurs à la fois si belles et si tristes. Un contraste surprenant mais nécessaire car si les couleurs sont en effet très belles d'un point de vue visuel, elles transmettent d'emblée la tristesse, le désarroi des deux orphelins. Les tonalités sont respectées avec une dominate rouge/orangée pour l'automne et blanc/bleu pour l'hiver du plus bel effet qui vous laissera pantois plus d'une fois devant la beauté des décors. Du très bon travail donc. Seuls l'animation comme le character design sont un peu en reste, relevant plus de la simplicité, mais les personnages s'ils ne dégagent pas un charisme particulier demeurent très attachants. La bande son, quant à elle, n'est autre que la retranscription sonore des émotions de Gil-Son, tantôt joyeuse, tantôt dramatique et réserve de bonnes surprises (le thème musical de fin est superbe).
SOURCE: http://www.cineasie.com/Oseam.html
 
"Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, il ne faut jamais baisser les bras" |
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