Un film de Shane Acker, produit par Tim Burton, 2009

Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'Humanité.
Une fable post apocalyptique magnifique de pessimisme, de désenchantement, et pourtant, aussi, d'espoir et d'ironie, à commencer par le fait que l'ultime espoir soit tenu par 9 petites poupées de chiffon.
On sent que Acker est influencé par Burton et que celui-ci était actif à la production, tant l'univers développé aurait très bien pu être de Tim Burton.
Il y a un peu d'humour, mais surtout beaucoup de noirceur, et l'illustration parfaite d'un monde que l'on pourrait fort bien laisser derrière nous.
Cynique, ironique, violent dans son fond, Numéro 9 joue à fond la carte de la critique et de l'émotion, et ça marche.
Ce film est juste magnifique d'un bout à l'autre, jusque dans son final si vrai.

Les Messagers de la Mort
Au Jeu des Trônes, il faut vaincre ou périr. George R.R Martin -
Le Trône de FerLe bien et le mal ne dépendent pas de ce qu'un homme fait, mais de ce qu'il ressent. Philip K.Dick
Le Mal est relatif, annaliste. On ne peut pas lui mettre d’étiquette. On ne peut ni le toucher, ni le goûter, ni l’entailler avec une épée. Le Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur. Glen Cook -
La Compagnie Noire