En avant il faut foncer droit aux buts,
Deux mi-temps et quatre-vingt dix minutes,
L'anime qui m'a fait découvrir et fait aimé (en tout cas en animation) le football. Dire "Olive et Tom" a un mec de mon âge, ça va le plonger dans un tourbillon de souvenirs, à la fois réel et animé. Car Oui, Olive et Tom a été THE anime sur le foot, même si il y en a eu d'autres. Pourquoi lui plus qu'un autre ? Les avis divergeront mais pour ma part, c'est le côté épique, énorme, feuilletonnesque et jouissif de ce DA qui font qu'il est le Numéro 1 du monde (comme souhaite devenir le héros).
On se souvient tous des joueurs, des terrains de 10 km de long, des tirs qui rendaient le ballon ovale. Et qui n'a jamais, petit, tenté de faire le tir du Tigre ou le tir de l'Aigle (Drive Shoot) ? Et comme le disait si justement le Joueur du Grenier, on passait ensuite des plombes à aller chercher le ballon

.
L'histoire ? Un shonen sportif des plus basiques, on part en général de 2 postulat :
- le héros/héroïne qui ne connait rien au sport, le découvre et se voit devenir doué, voire même très doué,
- le héros/héroïne prodige, qui va se développer pour devenir encore plus fort.
On est évidemment dans le 2ème cas.
Tsubasa Ohzora (Olivier Atton) arrive dans la ville de Nankatsu avec sa mère, prêt à rentrer à Shutetsu (San Francis). Il rencontre de nouveaux amis et surtout Genzo Wakabayaishi (Thomas Price) le gardien invincible et le défi. Cela mènera ces joueurs à s'affronter dans un vrai match avec toutes leurs équipes.
La suite se résume par des matchs où on rencontre de nouveaux joueurs, toujours plus forts que le précédent, bref le corps du shonen. Le tout se déroule avec une grosse dose de rêve, d'amitié et de dépassement de soi.
L'anime, de 128 épisodes, reprend la partie primaire et collège de l'aventure et se termine au moment de l'équipe national junior (cette période là étant adapté dans les OAV Shin Captain Tsubasa).
La première partie nous fait découvrir le héros, ses coéquipiers et ses adversaires ainsi que ce qui les motive chacun : le rêve de Tsubasa d'aller au Brésil, pouvoir obtenir une bourse et ne plus être à la charge de sa mère pour Kojiro Hyuga (Mark Landers), être le meilleur gardien pour Wakabayashi, faire un beau match avant de succomber à sa maladie cardiaque pour Jun Misugi (Julian Ross), ...
C'est peut être ça aussi une des grandes forces de cette série, il n'y a pas de "méchant". Bien sûr, chaque adversaire doit être vaincu, mais sur le terrain. Une fois le match fini, on peut faire preuve d'esprit sportif, se serrer la main et sourire.
Alors oui, ça peut paraitre gnagna maintenant, surtout si on compare au monde du foot actuel, mais pour moi, ça fait parti de la vrai beauté du sport, en général, qui a peut être été oublié dans la réalité.
La deuxième partie se passe quelques années plus tard, à la période du collège, soit 3 ans plus tard. Tsubasa et ses compagnons de Nankatsu (New Team), privé de Wakabayashi et de Taro Misaki (Ben Becker), doivent affronter d'anciens et de nouveaux adversaires. Si Tsubasa réussit, non seulement il sera invaincu au Japon depuis 4 ans, mais en plus il pourra partir au Brésil rejoindre son mentor, Roberto Hongo (Roberto Sedingno (non sérieusement, pourquoi avoir changé son nom à lui ? Hongo faisait trop japonais et donc le fait qu'il soit métisse ça gênait ?)).
On découvre ainsi Shun Nitta (Patrick Evret), Hiroshi Jito (Clifford Yuma), Makoto Soda (Ralph Peterson) et on retrouve d'anciens adversaires comme les frères Tachibana (les jumeaux Derrick), Hikaru Matsuyama (Philip Calahan) et bien sûr Hyuga plus fort que jamais.
Je m'autorise la suite ? Oui ? Bon ok. Passé le tournoi national, les meilleurs joueurs sont sélectionnés pour participer à une coupe qui se déroulera en France (cocorico). L'équipe sera rejoint par Wakabayashi qui était parti en Allemagne et par Misaki qui résidait en France (son père étant peintre, ils ont voyagé jusqu'à Paris).
On découvre ainsi les équipes internationales cadettes avec leurs champions : le fabuleux gardien italien Gino Fernandez, le prodige argentin Fan Diaz, le capitaine français Pierre Alcide et le Kaiser allemand, Karl Heinz Schneider.
Cette partie en anime est expédié en 13 OAV alors qu'elle fait 12 volumes mangas. C'est ma partie préféré. Il faut dire que si le tournoi primaire est sympa, pose les bases et tout, le collège a un rythme plus lent (surtout en anime) pour peu de réel nouveauté. Le tournoi international permet de réunir tous les joueurs japonais qu'on a aimé et nous fait découvrir de nouveaux joueurs mais cette fois d'autres pays.
Captain Tsubasa World Youth se passe 3 ans plus tard, les héros ayant 18 ans, et cette fois c'est pour la coupe du monde junior et donc on aura la chance de voir l'équipe absente lors de la précédente série : le Brésil. Edité par J'ai Lu, cette suite est tout aussi sympa que le tournoi international cadet, plus palpitante, malmenant certains personnages et leurs familles (Tarooooooo

).
Les suites n'ont plus été édités en France, la raison de l'époque si je me souviens bien était le fait qu'il y ait de vrai noms de joueurs ou du moins des copies trop semblables ainsi que la présence de marques. La réédition actuelle amène un espoir chez les fans de voir sortir ses suites qui font tellement bavés.
Road to 2002 présentait les débuts en grandes équipes de Tsubasa au Barca, de Hyuga à la Juventus.
Golden 23 revenait sur tous les joueurs et des nouveaux pour les jeux olympiques.
L'actuel En la Ligua, comme le nom l'indique, se centre sur Tsubasa et son combat au sein de la ligue espagnole.
Captain Tsubasa c'est beaucoup de choses, le centre étant la réalisation de ses rêves. Autour on trouve des symboles forts comme
- l'amitié, celles des joueurs en premier,
- se donner à fond quoi qu'il arrive, Jun Misugi avec sa maladie en premier lieu ou la finale primaire avec Tsubasa, Misaki et Wakabayashi se battant malgré leurs blessures.
- aller toujours plus loin, Tsubasa s'est toujours fixé le but d'être le meilleur joueur du monde, et on le suit réalisant son rêve petit à petit.
Dans l'anime, tout ça est renforcé par une excellente musique qui nous plonge dans une immersion totale. Franchement les musiques de cet anime sont entrainantes et colle parfaitement aux situations (les dribbles avec la musique qui va avec, ça reste gravé même autant d'années après).
J'ai vu que beaucoup parlaient des matchs de 5 épisodes, des terrains de 10 km de long, eh bien pour une fois je me permets de ne pas être de votre avis. Pour moi, ça fait parti de la magie de cet anime. Je me refais la série et oui, il y a au début une reprise des dernières minutes de l'épisode précédent, les matchs durent longtemps mais en même temps, je suis pas sûr qu'on voit le temps passé (sauf la deuxième partie, surtout la finale, elle passe facilement en manga mais en anime, j'avoue c'est un peu lent).
Les terrains de 10 km, tellement ils sont longs qu'on voit la courbure de la terre ?

Mais franchement, c'était pas énorme ? Et puis pour donner une sensation de vitesse et de l'action au truc, il faut bien ça. Sérieusement vu e nombre de footeux sur le forum, qui peut me dire combien de temps il faut réellement pour parcourir un terrain, en courant, d'une cage à l'autre ? Alors oui c'est exagéré, mais c'est pour donner un côté plus épique à l'histoire. Franchement, faire un manga/anime sur du football, ça reste quand même assez culotté quand on y pense. Il faut bien le rendre un peu plus attractif.
C'est comme les tirs si puissants que le ballon devient ovale et perce les filets, ou les sauts de 20m de haut.
A ces derniers points, j'ajoute l'atout suprême, surtout en VF : le commentateur

. Cet homme, vraiment, vend du rêve. A lui seul, il est une preuve qu'une VF peut être prenante.
Quand j'étais jeune avec mes amis, on a tous refait des actions en commentant chacun de nos geste pour faire comme dans Olive et Tom. Oui, c'est très con, ça donnait tout de suite la tactique qu'on voulait utiliser à l'adversaire, mais les rares fois où on passait et qu'on pouvait s'écrier en tirant : "et il passe le dernier défenseur pour déclencher son tir et ... Buuuuuuutttttt" (bon en général c'était soit un arrêt, soit une pause pour chercher le ballon parti loin ^_^)
Il y a quand même des défauts à l'anime.
En premier lieu l'animation. Elle varie d'un épisode à l'autre, n'est pas vraiment fouillé, surtout au niveau du public (mais à ce niveau là Fifa ou PES n'ont toujours pas fait mieux). Même les personnages n'ont pas forcément la même tête, c'est surtout visible sur Tsubasa et sa coupe de cheveux.
La traduction. Elle a été changée, adoucie, ce qui est curieux car ce n'est pas vraiment violent à la base. Si la différence n'est pas du coup trop dérangeante, je me pose quand même certaines questions.
La VF a voulu changé les noms, pourquoi pas. J'avoue que les noms japonais ne sont pas faciles, surtout où à l'époque on était pas habitué. Maintenant avec les mangas, animes, on a pris le coup.
Non ce que je comprends pas, c'est pourquoi avoir américanisé les noms des joueurs ou des équipes (Muppets, Shopping, Hot dog, Omnibus, New team, Mambo).
Un petit comparatif des noms :
Nankatsu/New Team
Tsubasa Ohzora Olivier Atton
Taro Misaki Ben Becker
Mamoru Izawa Paul Diamond
Teppei Kisugi Johnny Mason
Hajime Taki Ted Carter
Ryo Ishizaki Bruce Harper
Shingo Takasugi Bob Denver
Genzo Wakabayashi Thomas Price
Meiwa/Muppet
Kojirō Hyūga Mark Landers
Takeshi Sawada Danny Mellow
Ken Wakashimazu Ed Warner
Musashi/Mambo
Jun Misugi Julian Ross (avec son accent

)
Plus mineur, il y a aussi le fait qu'on a changé de ville pour l'action : Nankatsu, qui se situait dans la préfecture de Shizuoka est devenu en VF Fujisawa dans la même préfecture, alors que cette ville réelle est de la préfecture de Kanagawa (ce n'est grave mais c'est un peu comme dire que Lyon est en Bretagne, Toulouse en Ile de France et Marseille en Alsace, ça reste gênant)
Je fais un très rapide passage sur la série : Captain Tsubasa: Road to 2002/ Olive et Tom le retour.
Je n'ai pas accroché. Peut être parce que je connais la première série et le manga mais je trouve qu'il manque la pêche et le côté hallucinant. La musique était fade et pire, les bruitages étaient pourris. Pour n'importe quel anime de foot, je pense que les effets de la première série sont une institution qu'on ne peut changer. Un peu comme le souffle d'un Dark Vador ou le bruit de transformation d'un super guerrier. L'esthétique m'a gêné également, les proportions étaient ... bizarres. Pour la partie inédite en anime, j'ai été déçu. si le rendu manga était sympa, celui de cette série ne vaut pas le coup.
Une adaptation non officielle mais qui rend un parfait hommage en ayant compris le fun de l'anime, c'est Shaolin Soccer.
Enfin bon, tout ça pour dire qu'il s'agit d'un des meilleurs animes toutes générations confondus, mon N°1 en anime de sport (2ème Eyeshield 21 que je conseille car il est dans l'esprit Captain Tsubasa avec plus d'humour et 3ème Prince of Tennis). Difficile d'être objectif car comme d'habitude, la nostalgie pèse toujours dans la balance mais je crois vraiment qu'il vaut le coup et j'encourage ceux qui n'ont pas lu le manga de se rattraper avec la nouvelle édition de Glénat.
Dash Dash Dash
Kick and dash
Moete seishun kakenukero(Je tiens à préciser que j'ai réussi à retrouver de tête tous les noms japonais, par contre pas tous les noms VF
)


Les fleurs naissent puis se fanent.
Les étoiles brillent puis un jour s'éteignent...
même la terre, le soleil, notre galaxie...et l'univers tout entier.
Un jour viendra où ils disparaîtront...la vie d'un homme comparée a cela,
ne représente qu'un battement de cils. Pendant cet infime laps de temps,
l'homme naît, aime quelqu'un en hait un autre, rit, pleure...se bat se blesse,
est heureux et malheureux...et enfin tombe dans un éternel repos appelé la mort...